Le film "Beyrouth H?tel" interdit de séjour au Liban
28. Jan 2012 14:08, dandianxuan
Le film "Beyrouth H?tel" interdit de séjour au Liban "Les services de la S?reté générale nous ont fait sentir qu’ils n’avaient jamais vu un film pareil. C’est flatteur ! Mais ils ont cherché à politiser le propos, c’est inacceptable", explique à FRANCE 24 la réalisatrice Danielle Arbid après l’interdiction de son troisième long-métrage "Beyrouth H?tel". Le film devait sortir le 19 janvier au Liban, il ne sera finalement diffusé que le lendemain... en France, sur la cha?ne Arte. "Les autorités considèrent que le film porte atteinte à la sécurité de l’état, c’est fort quand même", estime David Thion, coproducteur du film en France pour la société Pelléas. air max tn france Danielle Arbid revient sur le contexte de son long-métrage : "'Beyrouth H?tel' se situe entre le film d’amour et de genre. Il ne défend pas une prise de position politique, mais explore un matériau dramatique. L’idée principale, c’est cette sensation de peur à Beyrouth." Sur fond de manipulations et de lutte d’influence entre services secrets, l’?uvre se penche sur une rencontre entre un avocat fran?ais (Mathieu, incarné par Charles Berling) et une chanteuse (Zoha, jouée par Darine Hamzé), dans un Beyrouth rongé par la parano?a. ugg soldes Davantage que pour l’histoire d’amour qu’il relate - et ses quelques scènes "osées" -, "Beyrouth H?tel" a surtout dérangé pour sa dimension politique. Notamment lorsque Abbas, un confrère de Mathieu en fuite, le contacte pour revendre à l’ambassade de France des informations sur un "proche du kamikaze" auteur de l'attentat contre l’ex-Premier ministre Rafic Hariri, en février 2005. Pour les autorités libanaises, le seul fait que l'affaire soit toujours en cours d'instruction suffit à motiver l'interdiction du film. Un argument facile qui cache mal une autre réalité : le r?le du Hezbollah au pays du Cèdre. Mis en cause dans l'attentat contre Rafic Hariri, le mouvement chiite est aujourd'hui considéré comme l'une des forces les plus influentes du gouvernement libanais. ugg bottes pas cher "'Beyrouth H?tel' ne comporte aucun scoop" Inédite sur les écrans libanais, la trame orientée "film d’espionnage" a visiblement déplu : "Beyrouth H?tel" évoque ainsi les agents libanais à la solde d’Isra?l, la rivalité entre deux services de renseignements… "Il y a beaucoup d’éléments pris dans la presse, pas de scoop. Même s’il s’agissait d’inventions, c’est mon droit puisqu’il s’agit d’une fiction. Dans le monde, beaucoup de films font référence à l’actualité. Je ne vais pas attendre 100 ans que le sujet soit du domaine public", s’exclame la réalisatrice. ugg pas chers Pourtant, "Beyrouth H?tel" ne fait aucune référence à des communautés ou à des appartenances. "à un moment, l’histoire parle de la Bekaa, une région plut?t chiite, où se cache Abbas, mais à part ?a…" Il s’agit plut?t d’un point de vue sur la capitale ("une ville intense, traversée de forces obscures") mais aussi sur la société libanaise : "Si vous croyez avoir tout compris sur le Liban, c’est qu’on vous l’a mal expliqué", rappelle à juste titre une réplique.ugg pas chers "Une atteinte à la liberté d’expression" Tel que présenté aux autorités libanaises pour autorisation préalable, le long-métrage ne comprenait pas d’intrigue sur l’assassinat d’Hariri. "C’est une atteinte à la liberté d'expression. J’en serais encore à mon premier film si j’avais d? respecter les procédures de la censure libanaise. Leur système de lecture des scénarios est illégal et ne figure nulle part dans les textes de loi." ugg pas cher shop Pour défendre ses convictions, la réalisatrice et sa bo?te de production, Orjouane, ont décidé d’entamer une procédure assez inédite au Liban. "Mon film n’est ni militant ni blasphématoire. Et j’attends qu’on me prouve en quoi il est nuisible à la stabilité du pays." Car le motif officiel, "atteinte à la sécurité de l’état", a de quoi surprendre. "Le Liban est supposé être le plus ouvert et le plus libre de tous les pays arabes. Cela donne l'impression d'une régression. Plusieurs films libanais ont été censurés sans que leurs auteurs ne contestent", déplore la réalisatrice.
